Retour page précédente

Le patrimoine sarladais en vidéo

Tous les mois, le service du patrimoine de la ville de Sarlat vous donne rendez-vous en ligne pour vous faire découvrir ou redécouvrir les richesses de la cité.

Episode n°3 : Sarlat en 1750

À partir de la 2de moitié du XVIIIe s., Sarlat connait des travaux d’urbanisme qui vont quelque peu transformer sa structure médiévale, régler la question de la salubrité, rendre la ville plus pratique et l’embellir.

 

Afin de remédier à la mauvaise circulation du ruisseau de la Cuze et au manque d’hygiène, le subdélégué Baudot de Jully condamne en 1759 tous les riverains à nettoyer la partie du ruisseau qui coule le long de leurs maisons. Des travaux d’entretiens sont aussi réalisés sur les ponts et aqueducs. D’autant que la fréquence des inondations aggrave considérablement la situation, celle de 1770 oblige la municipalité à ouvrir un pan de murailles pour que l’eau puisse s’écouler.

Durant cette période, les consuls cherchent aussi à embellir la ville, en l’aérant et en créant des lieux de détente. En 1750, l’intendant de Guyenne, secondé à Sarlat par Baudot de Jully, prend la décision de démolir le rempart et de combler les fossés. Ainsi, le rempart est ouvert progressivement en plusieurs points et les anciennes portes sont modifiées. Les travaux d’aplanissement des fossés engendrent de nombreux dégâts sur les maisons situées à proximité. Les consuls dédommagent les habitants concernés devant la multiplication des plaintes. Cette politique d’amélioration des fossés et de leur transformation en boulevards dure jusqu’en 1832.

Plan de Sarlat de 1624, d’après le chanoine Jean Tarde

Cliquez pour voir en haute définition

 


 

Episode n°2 : La Chambre d’Etienne

Arno Fabre est un artiste éclectique, inclassable. Il aime se dire « méticuleux voire maniaque, persévérant voire entêté ». Grâce à cette méticuleuse obstination et avec une étonnante liberté de pensée et de moyens, il  dessine son parcours parmi tracteurs, robinets, bruits, mots, machines, danse contemporaine, taille de pierre, photographie, textes de loi, urbanisme et musique contemporaine.

Poétiques autant que réflexives, ses œuvres nous déplacent et nous bousculent dans notre rapport au monde. Ses installations sonores (Dropper01, Les Souliers, Composition pour trois radios, Astragale Zénon l’arpenteur … ) et son travail sur le paysage, la loi et le sauvage (Contre-nature Lois et paysages, Tunning Landscape, Loup y es-tu ?, Ne surtout pas l’ignorer, The Evergreen …) sont invités en France et à l’étranger, lors d’expositions d’art contemporain, de festivals de musique contemporaine, de marionnettes ou d’art électronique.


La chambre d’Etienne – installation

Lorsqu’il arrive à Sarlat, Arno Fabre se voit attribuer une pièce de travail dans la maison de La Boétie qui abrite les locaux du service du Patrimoine. Il se rend compte que la célèbre façade n’est finalement qu’un mur d’apparat mitraillé par les appareils photo des touristes et que personne n’a la curiosité d’aller voir derrière ou de s’intéresser de plus près à la personne ou à l’œuvre de La Boétie.

Qui a lu le Discours de la servitude volontaire ? Le texte, certes, est subversif, on dirait aujourd’hui « pas politiquement correct ». Arno Fabre se plaît à jouer les agitateurs.

Qui se soucie vraiment d’Etienne ? En novembre, on fête les 480 ans de sa naissance. L’idée était de donner une seconde vie à la pièce investie, de l’habiter avec les mots de l’auteur. La chambre d’Etienne est tapissée du Discours de la servitude volontaire. L’artiste a tout calculé pour faire entrer le texte (en moyen français) sur les quatre murs, au centimètre près. 2000 caractères, 67 lignes espacées de 4,3 cm, 1,167 km de texte, des heures et des heures d’écriture appliquée… Il  souhaite amener le public à s’interroger et à dépasser l’artifice de façade. Ainsi, une vidéo réalisée suite à une enquête menée auprès des passants sera diffusée dans La Chambre d’Etienne.

Vous souhaitez visiter la Chambre d’Etienne ? Contactez le service du patrimoine au 05 53 29 82 98 pour prendre rendez-vous.

LA CHAMBRE D’ETIENNE – making oF from Arno Fabre on Vimeo.


Le B.U.P. (Banc d’utilité publique)

Arno Fabre ne s’arrête pas à ce premier défi. En collaboration avec les sections Menuiserie, Usinage et Systèmes Automatiques du  lycée professionnel Pré de Cordy, il crée un banc recouvert de picots. L’usager doit glisser une pièce dans un monnayeur, déclenchant pour une durée limitée l’affaissement des picots. Dans nos sociétés modernes où le temps est optimisé, le banc public devient emblématique de la méfiance face à celui qui prend le temps de s’asseoir, qu’il soit étranger, nomade, amoureux malade…au moment même où les politiques publiques prônent de la mixité. Arno Fabre propose donc, non sans ironie, le BUP aux urbanistes et politiques.

 


 

Episode n°1 : les réserves municipales

En 2010 la conversion d’un ancien bâtiment industriel (une ancienne conserverie) en réserves muséales est achevée. Le chantier des collections consiste alors à rassembler l’ensemble des collections jusqu’alors éparpillées dans différents lieux de stockage, pour la plupart peu appropriés, dans ce nouveau site offrant des conditions de conservation optimales.

Pour répondre aux contraintes techniques, budgétaires et humaines, cette opération d’envergure se déroule sur 5 années, fractionnant le travail par lieu et par type de collection.

  • En 2010, la chapelle des Pénitents blancs est entièrement vidée des collections lapidaires, textiles liturgiques, arts sacrés, et sculptures qu’elle contenait.
  • En 2011, ce sont les collections d’arts graphiques et photographiques qui font l’objet d’un grand chantier de conservation préventive.
  • En 2012, l’opération concerne les tableaux.
  • En 2013, les collections ethnographiques sont traitées.
  • Enfin, en 2014, le traitement du fonds Maurice Albe, réalisé petit à petit au cours des années, est terminé.

Au cours du chantier des collections, le récolement est réalisé : vérification sur pièce et sur place de chaque œuvre inventoriée sur le registre du musée, avec la création ou la mise à jour d’une notice informatique Actimuséo (logiciel de gestion informatique des collections).

Chapelle des Pénitents Blancs

Les collections « d’art sacré » et d’objets liturgiques hérités de l’ancien musée dormaient jusque là  dans la nef de la chapelle des Pénitents blancs. Les objets seront récolés, dépoussiérés, nettoyés, avant d’être transférés aux réserves.

Désinfection par congélation

Avant de rentrer dans le bâtiment, tous les objets composés de matière organique (bois, textiles,…) ont du être désinfectés (élimination des moisissures et insectes nuisibles). Pour ce faire les agents ont innové, avec une technique peu usitée, tout aussi efficace que l’anoxie (privation d’oxygène) mais plus adaptée à nos besoins : la congélation !

Un camion frigorifique, loué pour l’occasion, a maintenu les objets plus de 24h entre -25° et -30° C !

Locaux de l’ancienne usine Joubès

Dans ces sous-sols, anciens entrepôts frigorifiques, étaient entreposés des dizaines d’objets entrant dans la catégorie dite «ethnographique» : outils industriels, d’artisanat, ustensiles du quotidien, instruments halieutiques, etc…

Il a fallu les localiser exactement, les répertorier, les nettoyer, les photographier, les loger dans des caisses et les transporter jusqu’aux réserves pour les y ranger à nouveau.

Ancien Evêché

Au deuxième étage du palais épiscopal, dans une grande salle, étaient entreposés depuis des décennies des œuvres d’art (tableaux, photos, sculptures) léguées par Emmanuel Lasserre (à l’origine de la bibliothèque municipale) et André Couzinou (chanteur d’opéra et amateur d’art) deux illustres sarladais du début du XXe siècle.

 

Vous avez des questions ? Le service du patrimoine y répond !
Contactez-les par mail : sarlat.musee@wanadoo.fr